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Le Monde -
29/08/2006 - "Se chauffer aux énergies renouvelables"
L'augmentation du prix du pétrole, du gaz et de l'électricité incite les
Français à se tourner vers les énergies renouvelables, d'autant que ce type
d'installation bénéficie, jusqu'en 2009, d'un crédit d'impôt de 50 % du
montant de certains équipements. Cependant, l'achat et la pose du matériel
et les travaux d'isolation du logement doivent aussi être pris en compte.
Lorsqu'il s'agit de rénover un pavillon existant, le choix de l'énergie
utilisable et des équipements dépend du climat et de la configuration de la
maison : orientation, mitoyenneté, plain-pied ou à étage. "Toute décision
doit être précédée d'un diagnostic thermique, car pour économiser l'énergie,
il faut avant tout isoler correctement son logement", conseille Pierre
Hérant, chef du département bâtiment et urbanisme de l'Agence de
l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). Il faut compter 6
500 euros pour un pavillon de 100 m2 (isolation des combles avec 20 cm de
laine de verre, fenêtres à double vitrage, menuiserie PVC, ventilation
hygroréglable).
La compétence des entreprises est aussi à prendre en compte. Selon le
Syndicat des énergies renouvelables (SER), le retard français en matière
d'utilisation des énergies nouvelles serait dû "à l'occupation du marché par
des entreprises peu scrupuleuses". On prendra conseil auprès de l'espace
Info-énergie de l'Ademe le plus proche de son domicile, d'autant que normes
et labels sont encore, dans certains domaines, en cours d'élaboration.
La durée de vie des équipements a aussi son importance (quinze ans pour une
chaudière classique ou une pompe à chaleur, quarante ans pour des capteurs
enterrés), tout comme les frais d'entretien des installations. Enfin, les
dépenses énergétiques sont fonction de la température désirée dans la
maison. Les devis types reposent souvent sur une hypothèse à 19°C. Les
énergies renouvelables sont de trois types.
La pompe à chaleur (PAC). Ce système consiste à récupérer des calories dans
le sol pour les restituer dans le logement, via un plancher chauffant ou des
radiateurs à basse température. Il est idéal pour les régions au climat
rigoureux. Cela exige un terrain mesurant une fois et demie à deux fois la
surface de la maison pour y enterrer les capteurs horizontaux, des tubes
dans lesquels circule de l'eau glycolée ou un fluide frigorigène.
On peut aussi utiliser des capteurs verticaux, pour lesquels il faudra
réaliser un forage de 80 m, après avoir effectué une étude des sols et des
démarches administratives. Si l'on veut que la PAC soit performante, il faut
qu'elle soit réalisée par un professionnel. L'Association française pour les
pompes à chaleur (Afpac) élabore une charte de qualité à laquelle l'Ademe
devrait apporter un important financement en octobre.
La pompe à chaleur aérothermique prélève de la chaleur dans l'air extérieur
et la restitue sous forme d'air soufflé dans le logement ; la plupart des
matériels sont réversibles et peuvent fournir du froid (climatisation) en
été. Elle est plus facile à installer que la PAC par le sol mais moins
efficace lorsque la température extérieure chute au-dessous de 10 °C ; un
chauffage d'appoint est alors nécessaire.
L'énergie solaire. Elle est davantage utilisée pour l'eau chaude que pour le
chauffage. On installe sur le toit des capteurs solaires thermiques (de 15 à
20 m2 pour chauffer une surface de 100 m2). Un fluide "caloporteur" achemine
l'énergie ainsi générée vers un réservoir de stockage (ballon d'eau chaude,
dalle de plancher). Ce système, toujours proposé en offre mixte avec le
fioul, le gaz, l'électricité ou le bois, pour compenser les insuffisances du
rayonnement, est plus facile à installer dans un pavillon neuf que dans une
construction existante, car il exige une surface suffisante sur un toit
incliné, orienté au sud, ainsi qu'un système de chauffage par le sol. Il
convient aux régions très ensoleillées l'hiver.
Le bois. Il est utilisable en chauffage central (une chaudière chauffe l'eau
distribuée ensuite dans des radiateurs) ou en solution d'appoint (poêle ou
insert). Pour être éligible au crédit d'impôt, le rendement de l'équipement
(rapport entre la quantité d'énergie contenue dans le bois et ce que
l'appareil en restitue) doit être d'au moins 65 % ; ce rendement minimal est
attesté par le label Flamme verte. Le combustible, sous forme de bûches,
plaquettes de broyats ou granulés, exige d'être stocké. Le prix et les
facilités d'approvisionnement varient selon les régions. Enfin, le chauffage
au bois nécessite des manipulations et un entretien régulier : ramonage de
la cheminée, nettoyage de l'appareil.
Michaëla Bobasch
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La Voix du Nord
- 13/07/2006 - "Construire des maisons bioclimatiques, moins gourmandes en
énergie : Les logements du futur seront intelligents"
- Jean-Michel Lebon a inventé un processus permettant de construire des
maisons bioclimatiques en série et de démocratiser la construction de ce
type d'habitation. Une maison bioclimatique peut ainsi être construite
rapidement grâce à des modules de murs fabriqués en usine et déjà équipés
des menuiseries et des câbles pour l'électricité. Pour ce projet,
Jean-Claude Lebon a été distingué au concours national d'aide à la création
d'entreprises de technologies innovantes. Il travaille en partenariat avec
un industriel mais souhaite, d'ici à trois ans, ouvrir sa propre usine.
Source : La Voix du Nord - 13/07/2006
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Le Monde -
05/07/2006 - "La France concentre ses forces dans les
technologies solaires"
Un soleil de plomb frappe les panneaux photovoltaïques dressés devant des
bâtiments préfabriqués, faisant miroiter les cristaux de silicium dont les
électrons, excités par les photons solaires, génèrent du courant. A
l'intérieur, trois compteurs accueillent le ministre délégué à
l'enseignement supérieur et à la recherche, François Goulard. Le premier
indique la puissance électrique développée par les capteurs : 6,6 kW. Le
deuxième l'énergie produite depuis la mise en service de l'installation : 7
334 kW/h. Le dernier la quantité de gaz carbonique qu'aurait émise une
énergie équivalente d'origine fossile : 3 887 kg.
Mieux qu'un long discours, ces trois voyants symbolisent les ambitions de
l'Institut national de l'énergie solaire (INES), officiellement créé, lundi
3 juillet, sur le parc technologique de Savoie Technolac, entre Chambéry et
Aix-les-Bains. Il s'agit de réduire le retard pris par la France dans le
domaine des technologies solaires, longtemps sacrifiées à la stratégie du
tout-nucléaire. Et de contribuer à l'engagement gouvernemental de porter de
14 % à 21 % le pourcentage d'électricité produite à partir d'énergies
renouvelables à l'horizon 2010.
La France part de très loin. Fin 2004, ses installations photovoltaïques, en
site rural isolé ou raccordées au réseau électrique, ne représentaient
qu'une puissance de 26 mégawatts (MW) : 40 fois moins qu'au Japon, numéro un
mondial, 30 fois moins qu'en Allemagne, leader européen, 15 fois moins
qu'aux Etats-Unis. Le marché mondial des capteurs photovoltaïques connaît
pourtant une progression très rapide : depuis cinq ans, il enregistre une
progression annuelle de l'ordre de 35 %.
Les récentes mesures fiscales annoncées par le gouvernement - un crédit
d'impôt de 50 % sur les nouveaux équipements et une hausse des tarifs
d'achat de l'électricité d'origine photovoltaïque - pourraient signer le
véritable décollage de cette filière dans l'Hexagone. La vocation du nouvel
institut est de l'accompagner, en concentrant et en renforçant le potentiel
national de recherche et de développement.
SILICIUM MOINS CHER
Porté par le département de la Savoie et la région Rhône-Alpes, qui lui
affectent chacun 15 millions d'euros sur trois ans, soutenu par l'Etat, qui
le créditera de 30 millions d'euros supplémentaires, l'INES s'installera,
d'ici à 2009, dans un ensemble de laboratoires et de bureaux de 12 000 m2,
regroupant plus de 200 chercheurs et techniciens du Commissariat à l'énergie
atomique (CEA), du Centre national de la recherche scientifique (CNRS), de
l'Université de Savoie et du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB).
Le défi majeur auquel sont confrontés les chercheurs est celui de la
réduction du coût du kW/h photovoltaïque, aujourd'hui de l'ordre de 45
centimes, contre 3 à 4 centimes pour le kW/h nucléaire. Plusieurs pistes
sont explorées.
Le CEA collabore ainsi à une unité industrielle pilote, Photosil, dédiée à
la production de silicium pour capteurs à bas prix. Le principe est
d'utiliser non pas le silicium extrêmement pur requis par les composants
électroniques, mais du silicium de qualité dite "métallurgique", beaucoup
moins cher, dont les impuretés sont supprimées par une série de traitements.
A terme, le kilo de silicium photovoltaïque pourrait être fourni pour moins
de 15 euros, contre 50 aujourd'hui.
Autres voies de recherche : des cellules plus fines, donc moins gourmandes
en silicium, le remplacement du silicium par des polymères ou des
nanocomposants, mais aussi une meilleure intégration des modules solaires
dans les bâtiments.
Pierre Le Hir
Article paru dans l'édition du 06.07.06
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PROccitan
s'établit sur Internet
- Une première version de notre site est en ligne et la seconde est d'ores
et déjà en gestation.
- A suivre ....
Sites à visiter
http://www.industrie.gouv.fr/energie/sommaire.htm
Site de la Direction Générale de
l'Énergie et des Matières Premières. Consulter la rubrique sur les crédits
d'impôts liés au développement durable.
www.ademe.fr
Incontournable, le site de l'ADEME
(Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie).

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